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Le 13 décembre, TECH IN France a présenté ses propositions pour le financement de l’innovation à l’occasion d’un événement organisé en partenariat avec Ardian, société française de capital-investissement. Ardian se consacre, depuis sa création, à l’investissement dans des entreprises non cotées et accompagne principalement la croissance dans le secteur technologique.

Lors de l’introduction, Bertrand Diard, Président de TECH IN France, a estimé que la France devait saisir les opportunités qui lui sont offertes : aujourd’hui 25 % de la croissance est supportée par la digitalisation et le secteur des technologies. La France ne doit pas manquer cette période de transition où la digitalisation concerne la quasi-totalité des métiers. Pour Dominique Sénéquier, la Présidente d’Ardian, la France doit assouplir des textes réglementaires trop rigides.

Avant la présentation des propositions, industriels, fonds d’investissement et Business Angels étaient représentés autour de deux tables rondes l’une sur la phase d’amorçage d’une entreprise et l’autre sur l’accompagnement de l’hyper-croissance. Cédric Mangaud, CEO et co-fondateur de PIQ ; Laurent Balayre, CEO seed4softs ; Jean-David Chamboredon, CEO ISAI et co-Président de France Digital, Claire Houry, Associée Ventech ; Xavier Lorphelin, Managing Partner Serena Capital ; Jérôme Lecat, CEO de Scality, Patrick Bertrand, Directeur général de Cegid ; Laurent Foata, Head of Ardian Growth et Mathieu Baret, Partner Idinvest Partners, ont partagé avec l’audience leur expérience, et leur perspective quant à la dynamique du financement en France.

A cette occasion, Claire Houry a vanté les mérites de l’initiative « station F » de Xaviel Niel qui a pour ambition de devenir le plus grand campus de startups du monde. Il s’agit d’une démarche positive qui anime le marché français. Laurent Balayre ajoute qu’au-delà du financement, l’accompagnement et le partage d’expériences sont indispensables au succès d’une société à fort potentiel de croissance.

La dynamique actuelle du capital-risque en France est positive comme le souligne Jean-David Chamboredon. En termes de montants levés, la France occupe la 3e place sur le podium européen. Il note toutefois deux écueils : d’une part les Business Angels sont sous-représentés en France car la fiscalité n’est pas favorable au réinvestissement et à la prise de risque, et en outre la part des acteurs susceptibles en France de réaliser des chaînes de millions d’euros du type série C est faible. Cédric Mangaud, à la fois entrepreneur et représentant d’un Business Angel a quant à lui souligné la difficulté de lever des fonds d’envergure en France due à un rapport au risque pas encore assez démocratisé.

Alors que M. Chamboredon explique que dans un secteur où la compétition est mondiale, la vitesse d’investissement est primordiale, Xavier Lorphelin soulève que les start-ups ne se développent pas toujours rapidement et que les entreprises rencontrent parfois des difficultés financières. Les liquidités contribuent alors tout autant à l’investissement en Recherche & Développement qu’à la gestion des crises éventuelles rencontrées par une entreprise en phase d’amorçage.

Concernant l’accompagnement de l’hyper-croissance, les intervenants ont estimé que la bourse en France ne remplit pas correctement son rôle. Pour Jérôme Lecat, l’ambition en France est bridée par l’écosystème, bien que des avancées ait été faites pour les séries A et B. Patrick Bertrand explique quant à lui que la place boursière ne valorise pas correctement les entreprises, ce qui est pénalisant pour la phase de croissance. Une juste valorisation est nécessaire, sans écart type démesuré entre deux entreprises qui ont la même activité quand l’une traite avec un fonds et l’autre suit un parcours boursier. La nécessité de créer une place boursière européenne, et de rediriger l’épargne des français placée dans l’assurance vie vers le capital-risque a également fait consensus.

Bertrand Diard a conclu l’événement en présentant les propositions de TECH IN France tout en rappelant que le capital risque en France ne représente que 0,03 % du PIB, quand il en représente 0,3 % aux USA et 0,4 % en Israël. TECH IN France appelle notamment les politiques à :

  1. favoriser l’investissement des particuliers dans les PME innovantes via une réduction d’impôt sur le revenu ;  l’application forfaitaire libératoire sur les distributions des FCPI et des entreprises innovantes ; et la mise en place de règle spécifiques applicables en matière de droit de mutation à titre gratuit ;
  2.  favoriser l’épargne existante vers les PME innovantes en consolidant les textes existants pour ce qui est de la remise en titre au souscripteur ou ses ayants-droits ; en ouvrant l’accès aux fonds professionnels de capital investissement à tous les souscripteurs de contrat en unité de compte ; en créant un compartiment en U.C dédié aux actions de PME/ETI innovantes et au part de FCPI, et par la mise en place d’un régime fiscal de faveur renforcé en matière de droits de succession ;
  3. favoriser l’investissement des entreprises dans les PME innovantes.

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